13 décembre 2025
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à gauche Cranach à droite Leheutre avec deux gravures inversées:
D’ordinaire cela n’a aucune importance pour un sujet, paysage ou portrait, qu’il soit à l’endroit ou à l’envers, sauf s’il s’agit d’un lieu très précis qui ne peut être inversé.
C’est le cas ici à 500 ans de distance pour la gravure de Cranach comme pour celle de Leheutre
(publié dans la revue GEO Flash Actu du 2 décembre 2025)
Une carte de la Terre Sainte dessinée par l'artiste Lucas Cranach en 1525 reproduite à l'envers par l'imprimeur.
Ci dessus la même carte dans le bon sens, bassin sud-est de la Méditerrannée avec l'Israël ancien de la Bible.
Mais là malheureusement les textes sont à l'envers...
Ainsi Cranach a fourni le dessin original.
Un artiste s’est alors attelé à reproduire minutieusement sur la plaque à graver cette image, sans se douter qu’il fallait la graver à l’envers, en miroir, pour qu’elle apparaisse à l’endroit sur l'épreuve papier.
Une fois l’erreur commise et l’image gravée, comme le dessin original, celui qui dans l’atelier savait lire et écrire et était chargé d’inscrire le texte ne s’est pas trompé, lui, il a bien retranscrit et gravé à l’envers le texte au bon endroit de la carte, comme il avait l'habitude de le faire.
Connaître la géographie aussi précisement à l'époque était quasi impossible pour un bon spécialiste graveur...
Et voilà pourquoi on se retrouve avec une carte inversée ayant un texte très lisible à l’endroit…
les maisons du restaurant à droite du pont comme l'original gravé de Leheutre.
encore une vue de ce restaurant du bord de Marne à Chelles, remarquez la berge descendante avec les barques et le lavoir.
C'est le lieu que montre faussement la gravure de Leheutre, (à la gauche du pont !) car ici le texte est à l'endroit mais l'image gravée est à l'envers.
Il est évident que faire un bon dessin gravé à l'envers est très problématique presque impossible...
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Connaissance
Histoire
1 décembre 2025
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Nous avons reçu de Julien, qui désire rester anonyme, trois cartes postales anciennes de Champs-sur-Marne qui présentent un intérêt évident pour l'histoire des lieux...
La première carte représente la bifurcation pour aller à Chelles, cet endroit est identique avec une vue d'aujourd'hui et même les deux maisons de la pointe de la rue de Lorraine sont toujours là !
La deuxième carte représente la descente vers Chelles ou plutôt vers Gournay puisque seul son pont pour traverser la Marne est disponible:
Impossible pour nous de donner l'emplacement exact de cette prise de vue...
Nous avons ajouté (en rouge) sur la carte des Armées de 1895, le départ du croisement de la première vue, pour indiquer non pas la route de Chelles ou de Gournay, mais bien le chemin qui permet d'atteindre la Marne en longeant le domaine du Château de Champs.
Ce tracé nous permet de présenter la troisième carte...
Même si ce n'est pas de saison, ces enfants qui posent en tenue de bain devant la rivière sont assez intéressants en voici la raison:
Le chemin qui descend vers la Marne le long du mur du domaine du Château de Champs, longe aussi le ruisseau nommé ru de Merdereau et son exutoire en Marne est l'endroit de la photographie de cette carte postale.
Nous avons ainsi bien indiqué sur la carte des Armées qu'il est prudent de se baigner en amont de cet exutoire, le nom évocateur du ru ne laissant que peu de doute à la constitution de ces déversements...
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Histoire
21 novembre 2025
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11 novembre 2025
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Les vues aériennes de 1946 sont en effet précieuses.
À la ferme de Gournay, la succession de Mme Gomel Pujos décédée en 1939, a fait en sorte de raser les bâtiments agricoles pour réduire la charge foncière ( taxe sur les propriétés bâties agricoles) il n’y reste que le grand logis briard du fermier, son écurie-garage et le bâtiment à foin avec le clocheton.
La ferme reste en friche jusqu’en 1955 où un premier lotissement pour pavillons « Gournay résidence » est commercialisé et lentement construit.
J’aime bien cette carte postale scène de départ pour les fenaisons.
Le nombre de chevaux par attelage suggère que les champs sont loins et que le nombre de charrettes à foin par attelage sera élevé.
Le départ se fait sous le regard du fils du châtelain, sans doute Maurice Nast qui attend que les chaumes soit terminées pour organiser sa grande partie de chasse annuelle. Ça permet de dater la prise de vue en 1900 environ. Bien avant que Jules Ernest Lucas ne chamboule tout en 1904.
Et pourtant la légende est « la ferme agronomique » appellation qui date de 1905 environ
Chaque carte postale ancienne est une invitation à raconter. Je crois bien que c’est une de mes préférées et vous la verrez à l’expo mais avec moins de commentaires.
S.H. Noisy-Gournay-Champs
Claude Schwartz
06 82 59 57 36
<c.a.schwartz@me.com>
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24 octobre 2025
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loisirs
9 septembre 2025
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Voici un résumé des connaissances sur le sujet :
a: le Pont de Gournay est dynamité par les français pour retarder l'arrivée des allemands
La structure du tablier était métallique, ici la photo est prise depuis la berge du halage de Gournay.
Ci dessous une belle photo très nette de cette passerelle, prise depuis la rive droite de la Marne, berge de l'actuelle Promenade Marx Dormoy. On distingue que son positionnement est en amont du Pont dont les piles restantes sont au premier plan...
Voici cette passerelle provisoire que Alain Créac'h, enfant chellois, empruntait tous les jours pour aller à l'école de Gournay...
c: En fond de la première image du pont de Gournay démoli en carte postale nous observons une passerelle en bois rudimentaire.
(C'est en réalité la seconde au même endroit, construite par les occupants, car la première avait été emportée par la crue de la Marne en 1941.
La différence se remarque aux piliers de bois de soutènement du tablier, très nombreux pour la première et très aérée pour la seconde ?)
La structure en croisillons de bois des piliers de soutènement dans le lit de la Marne laissent un doute sur ces images dans ce film en référence, il s'agirait en fait de la passerelle jouxtant le Pont et non de la passerelle rudimentaire située à 50m en amont.
La première passerelle de bois rudimentaire qui ne passa pas l'hiver se trouve sur le site de la Société Historique de Gournay
la voici :
d : Passerelle du Moulin
démolie par les français mais vite rétablie (Société Historique de Gournay)
f : Passerelle de Vaires détruite par les allemands dans leur fuite
Deux autres cartes postales de cette passerelle construite sur les piles de l'ancien barrage qui alimentait l'eau du canal.
Voilà en résumé l'affichage correct des passerelles et des ponts à l'époque de la deuxième guerre mondiale.
Crédit cartes postales Claude Galley Société Archéologique et Historique de Chelles
détails et précisions Claude Schwartz Société Historique de Gournay
textes et assemblages Lucien Follet
Voir le dossier complet sur ces ponts par la Société Historique de Gournay
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29 juin 2025
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Voici la face sud coté Marne, avec une descente d'escaliers pour atteindre la rivière et les barques pour la promenade environ une quinzaine de marches.
La propriété à gauche est visible avec son portail d'entrée. Nous sommes bien sur le quai de Chétivet devenu plus tard Promenade Marx Dormoy.
Et voici la face nord au bord du halage du canal de Chelles.
Cinq marches pour arriver au fil de l'eau sans accostage possible ou autorisé par les services de la Navigation.
Ainsi si vous possédez une carte postale de la Maison Arnout de Gournay, il vous sera facile d'identifier la face photographiée.
Comment se fait-il que le terrain soit si réduit pour cet établissement ?
En fait les constructions existaient avant la percée du canal, pour l'aval du quai de Gournay rive droite c'est l'endroit devenu le plus étroit.
Comparaison entre un plan de Gournay en 1900 en bas, avec en haut le plan d'expropriation en rosé pour la construction du canal. Le bâtiment Arnout est pris dans le rose à gauche avant le grand bassin.
Sur le cadastre napoléonien de 1818 ce bâtiment se trouve en dessous du mot "Petit"...
ici le cadastre de 1886 le bâtiment Arnout est au centre entre Marne et canal.
Vous remarquerez les murs coté canal avec l'entrée nord sur le halage que l'on retrouve sur la vue carte postale présentée au début...
Sans doute une vue coté sud Marne avec des râtelier bicyclettes des deux cotés de l'entrée...
Le restaurant hôtel Régnier affiche fièrement 1780. Il se trouve juste à droite de Arnout.
C'est le seul bâtiment aujourd'hui encore présent qui perdure (lamentablement ).
Ci dessus Trudaine (dans son Atlas BNF de 1745 à 1780) avait bien vu Arnout sur la gauche et Régnier au centre. Roux à droite. Remarquez les chemins d'entrées depuis le N° 34 .
Nous pensons que c'est une vue nord de l'établissement pouvant se voir depuis la Nationale allant à Chelles. Affichage 1780 également.
à propos des anciens restaurants-cabarets de Gournay au Petit Paris
il y avait vers 1900,
la Maison ÉMILE successeur de ROUX fondée en 1780,
La Maison H REGNIER dont la façade indique fondée en 1780
Le restaurant du Progrès Maison ARNOUT Paul
L’historien Jacques Guillard avait relevé dans le rôle des tailles de Gournay-sur-Marne de 1790 les noms de
Mme Vve Jean LE ROUX cabaretière boulangerie
Jean REGNIER aubergiste laboureur cabaretier
Jean BENOIST cabaretier
Ses recherches dans les rôles de taille indiquent entre autres
en 1709, en 1739 et en 1746 les deux plus gros contributeurs
Hôtelier ALLAIR Antoine
Cabaretier PETIT claude également laboureur et voiturier
Avant de s'appeler Nationale 34 cette route était nommée Impériale ....
(carte des expropriations, le sud en haut de l'image)
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Histoire
27 avril 2025
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22:20
Carte d’Etat Major sur Géoportail 1818-1824. Seul le bâtiment de l’Ecu de France est présent au bord de Marne.
Site remarquable des bords de Marne que le peintre nous fait découvrir, il va falloir compter sur A-E Guigné pour les précisions qui vont suivre. Ce peintre est pour la deuxième moitié du XIXe siècle un très bon reporteur minutieux et de qualité...
Peintre et aquarelliste, élève de H. J. Harpignies et de J. Noël, il exposa au Salon des Artistes Français de 1868 à 1912.
Adresses entre autres : 149, rue Lafayette Paris Faubourg St Honoré Paris (probablement les adresses de ses marchands et Grande Rue à Enghein-les-Bains
Certainement plusieurs beaux dessins à découvrir dans ce carnet !
Je n’ai pas trouvé le "bateau lavoir à Gournay-sur-Marne » signé par A.E. Guigné une aquarelle (probablement) qui est citée dans le catalogue de la vente du 19 févr. 1877 /[experts] Martin, Paschal. Le titre identique à celui d'une gravure célèbre de Gustave Leheutre ne facilite pas la quête.
On peut se consoler, en attente de trouver des images sur Gournay et Chelles, avec cette maison flottante à Champigny.
Une image du moulin de Chelles serait formidable, avec ces vues de la Marne par Guigné nous nous retrouvons à l'époque fin du siècle avec un moulin à trois étages sur la rivière...
Une première pour la représentation de ce Moulin vu toujours détruit ?
Ci dessus de A-E Guigné le Moulin de Charentonneau avant sa destruction par le feu en 1883
la roue est présente avec son reflet dans l’eau et ses deux arches ?
(non renseigné sur cette vente donnée comme maison au bord de l’eau)
https://www.metayer-auction.com/lot/134436/20258391?
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Histoire
8 mars 2025
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15:30
Un petit trésor des fonds de la Société Historique de Gournay envoyé par Claude Schwartz.
Nous avons là une carte dessinée d'une demande du Sieur Bavière pour atteindre sa maison et son Moulin flottant au bord de la Marne à Chelles.
Bâtiment du Moulin du Sr Bavière daté de 1831.
Il faut savoir que Monsieur Bavière, d'après le procès que lui a intenté le duc de Lévis son voisin sur la rive gauche de la rivière, n'aurait eu aucune autorisation de construire un bief depuis une île appartenant à Lévis pour amener l'eau de la rivière sous son moulin flottant (soit un moulin bateau)
Ainsi cette demande d'autorisation, dessinée, ne montre pas le moulin bateau sur la rivière et le dessin de l'île de Lévis est faussement représentée...
Le Sieur Bavière désire emprunter un nouveau chemin pour aller à Chelles ou à Gournay qui éviterait le fossé humide qui obstrue le chemin de halage après avoir passé la maison du pêcheur et pouvoir atteindre ainsi le Moulin de Chelles au sec...
"Nouveau chemin suivi par le Sr Bavière à travers les propriétés du Sr Trinquand et de la veuve Aichard..."
La suite est cette preuve dessinée qu'une pétition est déposée avec mention de l'ingénieur à Meaux pour l'arrondissement du nord par les Srs Trinquand, Gourlay et la veuve Aichard.
On ne sait pas ce qu'il est advenu de cette demande, mais c'est là un document exceptionnel pour la ville de Chelles. En effet en 1831 il n'y avait au bord de Marne à Chelles que les bâtisses du Moulin avec rampe d'accès et le Moulin flottant Bavière.
Ce plan cadastral restitue les îles correctement avec le nord vers le haut quand le dessin de la pétition donnait le sud vers le haut.
Vous trouverez cet extrait de document dans le voyage d' Hector Malot à Chelles Gournay et Champs.
Vous y trouverez aussi le procès Lévis contre Bavière, ainsi que l'image suivante de ce moulin flottant...
Lucien Follet
Citoyen d'Honneur de la ville de Chelles, Janvier 2007.
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29 novembre 2024
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Conférence de Giles THIEBLOT
Samedi 30 novembre 2024 à 15h
Mairie de Gournay/Marne
8 € (attention, pas de paiement par carte bancaire)
Renseignements : 06 17 20 46 45
Quel l'impact a pu avoir (ou pas...) l'affaire chez les compositeurs français de l'époque ?
C'est l'objet de la conférence de Gilles THIEBLOT.
En effet, si l'écho de cet événement est depuis longtemps bien repéré chez les écrivains (Emile Zola n'étant que l'un d'entre eux), et un peu moins chez les peintres et les sculpteurs, il faudra s'interroger sur les raisons du silence des musiciens français contemporains de l'affaire. En tout état de cause, c'est là un domaine qui n'a, jusqu'à présent, qu'assez peu suscité la curiosité des musicologues.
En conséquence, nous nous trouvons ici devant un désert musical, puisqu'il n'est possible de citer qu'une unique partition directement inspirée par l'affaire : L'Hymne à la Justice d'Albéric Magnard, une pièce pour orchestre (écrite en 1902).
La conférence s'efforcera de donner la parole à trois compositeurs chez lesquels l'affaire a laissé des traces repérables dans leur correspondance : le dreyfusard Magnard, l'anti-dreyfusard Vincent d'Indy, et le « non aligné » Claude Debussy.
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