26 juin 2013
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Il s'agit d'une Ophrys: à priori Ophrys abeille (Ophris apifera)
Elle est située à proximité des orchis verdâtre vue dernièrement dans les bosquets à proximité du lac de Champfleuri.

Orobanche du trèfle ou petite orobanche (Orobanche minor)
Malgré quelques ressemblances des fleurs au premier abord, il ne s'agit pas cette fois d'une orchidée.
Située dans les chemins et prairies entre le lac de Champfleuri et la Marne. L'orobanche est en fait une plante parasite de nombreuses autres espèces, des renoncules aux graminées en passant par les légumineuses et composées. A cet emplacement, il semble que ce soit un petit trèfle jaune qui soit parasité, mais pourquoi pas une graminée, il y en a tellement à proximité.
Cette plante qui vit au dépend de son hôte n'est pas verte, car elle n'a pas besoin de chlorophylle. Elle prélève les éléments nécessaire à sa survie sur son hôte. Sa couleurs jaune brunâtre et ses petites feuilles écailleuses viennent de là.
Lors de la germination de l'orobanche, la graine émet une sorte de racine suçoir qui se fixe sur la racine de la plante hôte et qui dés lors lui permet de récupérer au dépend de son hôte tous les éléments nutritifs qui lui sont nécessaires.
Christian Renard
Voir un autre reportage de Christian Renard sur les Orchidées:
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12 juin 2013
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Listéra ovale - listère à feuilles ovales (Listera ovata)
Il n'y a pas que chez les fleuristes de Chelles que les orchidées s'offrent à nos yeux. Elles fleurissent le long des chemins, dans les prairies et sous-bois près du lac de Champfleuri. Moins spectaculaires que leurs cousines exotiques, elles sont néanmoins très jolies pour qui sait les observer et en ont toutes les caractéristiques en miniature.
Cette orchidée, Listéra ovale, est la plus abondante dans certains secteurs ombragés des sous bois parmi le lierre. Mais elle sait rester discrète par sa couleur verte et la finesse de son long épi floral. Elle est caractérisée par ses deux grandes feuilles ovales et opposées à la base. Elle attire les mouches et coléoptères par le nectar contenu dans des sortes de rainure de son long pétale inférieur bifide.

Orchis verdâtre (Plantanthera chlorantha)
Des pieds dispersés en périphérie de quelques bosquets à mi ombre à proximité du lac. Chaque fleur est dotée d'un long éperon recourbé contenant du nectar que seuls les papillons munis de leur longue trompe peuvent atteindre. Le pétale inférieur plus long que les latéraux leur permet de se poser.

Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
Rares pieds visibles le long des chemins et dans les prairies plutôt en secteurs ensoleillés. Sans doute la plus facilement repérable par son épi pyramidal aux jolies fleurs rose pourpre qui sont munies du même dispositif d'éperon à nectar pour attirer les papillons.
Toutes les orchidées sont protégées, ne les cueillez pas, de toute façon, elles noirciraient très vite. Ne prélevez pas les pieds non plus, car ils ont besoin d'un champignon microscopique, très certainement absent de vos jardins et jardinières, pour survivre (symbiose).
Christian RENARD
Voir un autre reportage sur les Orchidées par Christian Renard
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11 juin 2013
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Les champignons se multiplent, se côtoyent et s'imbriquent pour former une architecture savante. C'est mieux que nos barres d'immeubles béton rectilignes ? Et c'est loin d'être du n'importe comment, c'est le modèle du renouvellement du même dans la différence...
Chaque champignon peut ainsi récupérer un peu de soleil, rien n'est construit du côté ombragé de cette vieille souche d'arbre!
Tout aussi spectaculaire, dans la technique de peinture de l'élément liquide d'un Monet, il s'agit ici de l'écorce d'un platane. Les couleurs ocre et vert en dégradées et les formes marécageuses des supperpositions des écorces composent un tableau abstrait qui ne lasse pas les yeux. La Nature est vraiment source de méditation et d'émerveillement journalier...
voir un dessin abstrait sur un arbre:
lemarneux
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9 juin 2013
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Voici des fleurs qui se ressemblent beaucoup (même forme et même couleur), mais qui appartiennent à des espèces différentes couramment rencontrées à travers prairies et bois du lac de Champfleuri et des bords de Marne.
Pissenlit - Dent de lion (Taraxacum officinale)
Feuilles allongées et dentées, étalées à la bases des fleurs dressées sur des tiges lisses et creuses. Le pissenlit est courant sur la plupart des terrains. Les feuilles apparaissent avant les fleurs. Les rosettes de feuilles jeunes avant floraison donnent d’excellentes salades.
Tussilage - Pas d'âne (Tussilago farfara)
Le tussilage fleuri très tôt au printemps, bien avant le pissenlit. Il présente alors une tige épaisse et écailleuse portant une fleur sans feuille. Les feuilles grandes et arrondies, face supérieure vert foncé et lisse, face inférieure grisâtre et cotonneuse, n'apparaissent qu'après la floraison. Utilisé autrefois contre les affections des voies respiratoires.
Lierre terrestre (Glechoma hederacea)
Il tire son nom de son aspect rampant et envahissant, mais il est bien différent du "vrai" lierre. Il reste à terre, ne grimpant ni sur les arbres, ni sur les murs et n'appartient pas à la même famille. Il reste au sol, en s'enracinant ponctuellement, ne se relevant que pour nous offrir sa floraison de petites fleurs bleu violacé. Ses feuilles peuvent agrémenter les salades, potages et légumes.
Bugle rampante (Ajuga reptens)
Elle constitue des colonies localisées de 1 à 2 m² moins étendue que le lierre terrestre, de tiges dressées à partir de rhizomes enterrés. Ces tiges se couvrent de petites fleurs bleues riche en nectar très apprécié des abeilles qui fleurissent un peu plus tard que celle du lierre terrestre. Il était utilisé comme remède pour le foie et contre les amygdalites.
Christian Renard
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27 mai 2013
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Samedi 25 mai 2013, Kevin PETIT, Conservateur de la Réserve Naturelle Régionale des îles de Chelles nous explique la dynamique de la rivière Marne et la géologie du territoire.
Une journée exceptionnelle, des paysages magnifiques, ici la plage de Chelles devant le Moulin.
Le partage des espaces privilégiés entre les espèces ne pose encore pas trop de problème: oies bernache, pigeons et cygnes.
Le quatrième petit encore trop fragile voyage sur le dos de sa mère.
Voilà trois petits de bernaches, c'est vraiment le moment idéal de l'année pour une balade autour des îles...
Kevin Petit nous commente, sur carte, les particularités de chaque île: ici l'île Bertha vue depuis le belvédère.
Le nouveau couple nicheur de canard Mandarin et leurs deux canetons étaient bien au rendez-vous dans le Bras des Ablettes...
Après-midi idéale pour les jeux d'eau vive sur la Marne, sur la droite un coulé contrôlé où le kayak s'enfonce par moitié sous l'eau... (sur l'emplacement de l'ancien bief du Moulin de Chelles)
Merci encore à Kevin Petit et à l'association Riverains Bords de Marne pour l'organisation de cette balade autour des îles de Chelles.
Reportage photos Christian RENARD
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25 mai 2013
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Un caneton d'élevage au milieu d'une couvée de Colverts. Cette cane colvert avait quatre petits et voilà qu'un cinquième est tout jaune...
Comment cela est-il possible ? L'espèce colvert est-elle capable de produire ce phénomène ou est-ce plutôt un humain qui aurait abandonné là un caneton acheté en animalerie ?
Merci à Julien DORILLEAU pour ce curieux reportage au Perreux sur le bord de la Marne...
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22 mai 2013
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Qui remarque en cette époque de l'année, le fusain, arbuste de quelques mètres de haut qui fleurit très discrètement en mai dans les sous bois entre le lac de Champfleuri et la Marne. Ses fleurs composées de quatre petits pétales jaune verdâtre ne mesurent que quelques millimètres.

Il va falloir attendre l'automne pour le reconnaître sans hésitation. Il se couvre alors de remarquables capsules rose qui ouvertes, laissent apparaître des graines orange. Leur forme le fait couramment surnommé "bonnet d'évêque". Ces feuilles avant de tomber se colorent souvent partiellement en rouge.

Les capsules restent très longtemps en place après la chute des feuilles, permettant d'admirer l'arbuste, seule note colorée dans la forêt.

Elles sont encore souvent présentes lors des gelées comme ici en décembre dernier. Lorsque le bois du fusain est carbonisé dans certaines conditions, en vase clos, il se transforme en un charbon ne tachant pas les doigts, permettant son utilisation par les dessinateurs.
Christian Renard
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15 mai 2013
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Comme nous pouvons le constater, il ne faut pas se fier à la couleur de ses fleurs qui peut être crème, rose, mauve et violette, mais aussi rouge, pourpre ou bleue.
Ses feuilles à poils rêches étaient autrefois utilisées pour soigner les coupures et hématomes.... C'est à cette propriété qu'elle doit l'origine de son nom, Consoude, du latin consolidare: consolider.
En cette période de l'année, courant mai, la Grande Consoude (Symphytum officinale) envahit certaines prairies et clairières humides aux alentours du lac de Champfleuri, comme ici en face de la cathédrale de la chocolaterie de Noisiel.
Christian Renard
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12 mai 2013
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L'Hiver le Patane du Parc de Noisiel montre toute sa majestueuse ramure, des branches qui n'ont jamais été taillées...
Au Printemps ses bourgeons et les toutes jeunes feuilles vert pâle ne masquent pas encore l'architecture des branches... Le promeneur sur la droite donne la proportion de cet arbre unique.

L'Eté fait presque disparaître le platane, il ne se distingue que le soir avec le soleil couchant.
L' Automne est la saison la plus colorée, avec même plusieurs étapes de couleurs. Ici, fin novembre, les feuilles jaunissent rapidement, mais elles ne tombent pas encore...
voir l'endroit dans la prairie:
voir le tronc du platane de près:
voir les quatre saisons d'une feuille de peuplier:
lemarneux
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7 mai 2013
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16:11
Quel, enfant, n'a pas un jour planté discrètement un marron dans le jardin ou dans un pot de fleur sur le balcon.... voyant se développer rapidement l'année suivante un arbre vite imposant à la surprise de ses parents.

Le Parc de Noisiel en possède un exemplaire particulier, le marronnier marcottant qui fait d'ailleurs partie des 80 arbres remarquables de la Seine et Marne.
Le vieux marronnier isolé voit ses branches basses s'incurver vers le sol et s'y enraciner pour donner de nouveaux plants bien visibles sur la droite de la photo, au nombre de trois, le pied initial étant sur la gauche.
(Visible à l'entrée du Parc de Noisiel près de la chocolaterie en bord de Marne)
Chateaubriant qui est venu là nous dit dans ses mémoires d'Outre Tombe :
"je les rappelle avec regret, ces moments écoulés sous les grands marronniers de Noisiel"
Rien à voir avec ceux qui peuplent couramment nos avenues et nos parcs publics, brimés dans leur croissance pour le bien des espaces urbains. Il lui faut de la liberté pour s'exprimer ainsi.
Christian RENARD
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