En poursuivant mes investigations, je suis tombé sur une très intéressante série de photos aériennes de l'IGN prise pendant la crue de 1970 (6 mars). Son grand intérêt est l'extrême précision de la délimitation de la zone inondée, apportée par le fait que la région est enneigée, et qu'on voit parfaitement là où l'eau a remplacé la neige.
Statue des Tritons visée Nord du Château de Champs: L'eau est montée jusqu'aux marches de l'allée basse et sur la droite le long du chemin du corps de garde reliant le Château de Champs à l'ancien emplacement du Château de Noisiel...
Ce qui donne sur la carte des Services de la Navigation de 1996 la cote crue de 1970 à 40 mètres, pour la première marche de l'escalier. Le bassin se trouve à la cote 41 mètres...
(Page titre de la carte altimétrique avec référence de la crue de 1955...)
Récapitulatif des niveaux:
Cette plante décorative est redoutable, car elle ne laisse aucune autre plante vivre à ses cotés.
Ces racines développent des substances qui éliminent toute concurrence. Une fois que la renouée du Japon s'installe dans un endroit, il semble impossible de l'éradiquer ? Elle s'étend méthodiquement année après année, soit par les graines que peuvent transporter les oiseaux ou le vent, mais aussi par les racines...
Un bon conseil donc, ne la cueillez-pas pour l'apporter chez-vous, vous risquez de voir votre jardin envahi par ce prédateur végétal redoutable...
A Chelles par exemple, les services des espaces verts n'ont jamais pu venir à bout des plants que l'on peut voir dans le virage après l'usine de la géothermie, située au quartier du bord de Marne, rue de la Belle-île...
(Photo Google)
Une partie a été superficiellement arrachée ici en brun, le reste, en vert, a été laissé non traité.
Mais cela ne changera rien pour l'avenir de cet espace, les plans de renouée du Japon repousseront l'année prochaine. La renouée du Japon a déjà franchi le canal, on peut voir les premiers plans sur la bute du quai de l'Yser...
lemarneux
Suite à la création du site "www:reneteilpeintre.com" en 2010 pour fêter le centenaire de la naissance de mon grand père, René TEIL et après la magnifique rétrospective de son oeuvre en juin 2015, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, j'ai le plaisir de vous inviter à une nouvelle exposition qui aura lieu à Chelles ( Seine et Marne) du samedi 28 avril au vendredi 25 mai 2018 au centre d'art "Les églises".
Vernissage le vendredi 27 avril 2018 à 19 heures.
Mme Beucher Renée, Came de Her 32480. Ligardes. dabeucher@wanadoo.fr
Sur la place du marché le vieux violoniste jouait une mélodie de style classique. Je lui demandais quel était cet air si particulier, solennel et un peu triste ?
Il me répondit que c'était un air de la Révolution, trouvé dans un livre de la Bibliothèque Municipale. Il sortit un petit carnet sur lequel il notait tous ses airs de violon, "Gossec 1794" dit-il...
Je demandais si je pouvais recopier cette musique, il y avait aussi des paroles sur les notes !
Oui si vous voulez...
La voici recopiée au propre:
A la Bibliothèque l'original, des Editions Fuzeau 1988, était un peu différent pour l'air, mais pas pour les superbes paroles de Crassous:
Heureux enfants votre paupière
N'aura point à verser de pleurs
Vous ne cueillerez que des fleurs
Dans votre brillante carrière
Plus fortunés que vos aïeux
En recevant d'eux la Lumière
Vous ne gémirez point sous un joug odieux.
je m'empresse de vous donner ma version d'une composition harmonique verticale dans le style de l'époque. Science de l'Occident, le contrepoint et l'ajout de voix basse et intermédiaire magnifient cet air en le faisant éclore...
Version pour le Piano de " L'Ode à l'Enfance" de Joseph Gossec 1794:
Se souvenir que 1794 c'est le règne sanglant de la Révolution.
Jouer cette pièce assez lentement...
Vous êtes les premiers à voir cette oeuvre:
en bonne résolution à imprimer
Je l'offre aux internautes, pianistes,
ou qui veulent faire un cadeau original !
Bon déchiffrage...
(Le dessin du violoniste est également une de mes oeuvres coloriées)
Lucien Follet
Voir aussi:
"Happy-Birthday-to-you" partition-facile-pour-clavier
Il semblerait que ce soit la Ferme de Chantereine de Chelles, au Nord de la ville, qui ait donné son nom au ru qui la traversait ?
Ici, sur Maps Google, on distingue l'endroit où les cultures conservent l'emplacement sous terre des fondations de la Ferme de Chantereine.
Carte Delagrive de 1740 (BNF) Chanteraine avec un A.
On voit depuis la Croix de la Madeleine la route qui menait à la Ferme. Le ru est bien dessiné avec un abreuvoir pour les bêtes...
Carte d'Intendance de 1780 ( AD771C45/7) Chante Reine. Frontière du Pin...
Carte de l'IGN d'Etat Major 1820:
Très belle description de la route principale allant au Pin nommée:
"Chemin du Poirier au Moine" avec une "Mare Merciere"...
Nous trouvons aussi le témoignage d'une Fontaine en allant vers le Château de Brou...
C'est cette carte qui donne le plus de renseignements sur le vieux Chelles...
Photo actuelle du ru très encaissé dans la prairie au lieu dit de la Ferme de Chantereine...
Sur la gauche le champs est sur la commune de Le Pin.
Sur la droite on voit les premières habitations de Chelles.
Au fond c'est la forêt de Brou...
Et voici le document exceptionnel sur le ru de Chantereine, que j'aurai du mettre en ligne depuis longtemps car il est introuvable aujourd'hui...
SEG: Société d'Etudes Générales d'Infrastructures
Octobre 2011
171 pages où vous trouverez tous les renseignements possibles.
Ce document a été intégré au SAGE Marne Confluence.
Première page de couverture en bonne résolution:
Bonne lecture
Lucien Follet
Membre du SAGE Marne Confluence
Ici le Pont de Gournay avant sa démolition lors de la seconde guerre mondiale...
Ce Pont avait été reconstruit après la guerre de 1870, sur le même modèle que celui de 1862 qui avait remplacé le premier Pont en bois traversant la rivière...
La différence entre ce pont et celui d'aujourd'hui en béton, malgré les apparences, n'entraine pas de rétrécissement notable au passage de la Marne.
A l'appui de ma démonstration, j'apporte les éléments suivants:
La largeur actuelle entre culées est de 80 m (+ ou - 0,5 mètres) relevé trait jaune sur GoogleEarth, confirmé par relevé sur Géoportail.
C’est presque la même largeur entre culées que le premier pont d’origine en bois, dont j’ai retrouvé les caractéristiques très précises dans le “Journal du Génie Civil, des Sciences et des Arts” de 1829...
(Pont construit par la famille Levis avec ses propres deniers, pour cette raison il y avait un péage pour le traverser).
On trouve, page 179, largeur entre culées 81,5 m, page 177 piles d’épaisseur 3 m et arches égales de 25 m d'ouverture chacune.
Les culées d’origine ont donc dû être conservées, modifiées, renforcées ou remaçonnées, ce qui expliquerait le mètre cinquante d’écart environ en moins aujourd’hui sur la distance entre ces culées.
On remarquera que le chemin de halage coté Gournay est construit depuis 1829, décrit dans le texte cité avec une largeur de 4,18 mètres et une hauteur de 3,5 mètres au dessus de l'étiage.
Sur cette photo de 1957, du nouveau Pont actuel, on voit des restes d’enrochement de couleur différente à coté de chacune des piles, qui doivent être les socles des anciennes piles démolies...
Sur cette synthèse ci-dessous on peut voir la Maison du Péage en démolition sur la photo de 1949. Donc elle aura subsisté de sa création en 1829 jusqu'à 1949, soit 120 ans...
A Gournay l’aménagement de la rive le long de la promenade Ballu a remplacé une zone de berge naturelle assez large, si on regarde la photo de 1949 comparée à celle d'aujourd'hui...
Photo de 1933, aucune berges aménagées ni à Chelles ni à Gournay. La passerelle du Moulin n'est pas encore construite...
La Péniche Restaurant Baudouin est bien visible stationnée au quai Prévost.
La baignade en béton de Chelles n'existe pas encore !
Et l'on voit très peu de maisons sur Gournay...
VOIR la photo IGN aérienne de 1933 en bonne résolution:
Voici maintenant la plage de Gournay des années soixante en face de la baignade de Chelles. On distingue bien la partie où le lit de la rivière devient beaucoup plus profond...
La berge haute de la promenade actuelle au bord de la rivière à Gournay se trouve presque au niveau des deux chambres à air avec les enfants que l'on voit sur cette photo...
Voir une autre étude sur la crue de la Marne de Pierre-Louis Thill:
(à venir : une réflexion sur les niveaux des berges du canal)
(Photos aériennes anciennes de l'IGN)
(Lucien Follet pour la plage de Gournay et la Péniche Restaurant)
Ci-dessous maison du Péage, pont métallique de Gournay:
Destruction des îles !
Le terme destruction est approprié, mais les îles de Chelles appartenaient à l'industriel Menier le chocolatier de Noisiel qui possédait aussi le Moulin de Chelles sur la Marne ainsi que le marécage devenu le Parc du Moulin...
Les arbres étaient des peupliers à croissance rapide qui servaient pour les emballages du chocolat...
Sur cette photo on apprend que les Billes étaient transportées par dessus la Marne avec une passerelle pour atteindre l'actuel quai des Mariniers...
Sur cette image plus nette on distingue le Moulin en arrière plan, ce qui donne l'emplacement exact des bûcherons et de l'abattage principal: il s'agit de l'île Refuge...
On ne redira jamais assez que le nom des îles de Chelles, devenu îles Mortes, des années 30 jusqu'à janvier 2007, ne le fut qu'à cause de l'abandon par l'industriel de cette production de bois. Ces îles Inutilisées et abandonnées pour les chellois de l'époque équivalaient à des îles mortes...
Voir l'absurde programme d'aménagement des îles et l'intervention du préfet pour stopper le massacre en février 1997
Même "Le Petit Bras" a reçu un nom, il s'appelle Le Bras des Ablettes, sur le conseil des pêcheurs. C'est une pouponnière de tout petits poissons qui naissent dans ces eaux tranquilles...
VOIR:
Lucien Follet
"Quay des Tuilleries" à Paris, (avec deux l ) sur une carte de 1675. La Seine n'est pas encore un fleuve mais une rivière. Cette dénomination tiendra jusqu'au XVIIIe siècle...
On distingue aussi le halage montant d'un bateau avec quatre chevaux.
Ce système de halage des bateaux se nomme alors "Haye aux mats" car le câble tire le bateau depuis son mat, une façon de ne pas accrocher le bord de la berge.
Quai de la Rapée à Paris.
Carte de Paris 1675 Gravé par François de La Pointe.
(Ce qui est plutôt drôle, sachant que les gravures sur cuivre se tracent avec une pointe qui entame le métal pour le dessiner... )
Superbe carte de Paris et de ses environs trouvée dans la collection Graphicus:
Le débordement de la rivière laisse un paysage parsemé d'ordures. Les berges de la Marne en sont couvertes, vision désolante, un travail énorme de ramassage...
Ici nous sommes au Parking de la Pâture, dites de l'île de Vaires, avenue des îles à Chelles, appartenant à la Région...
Des personnes peu scrupuleuses en profitent pour décharger des encombrants divers...
J'ai demandé aux responsables Région d'intervenir avant la pousse des feuilles sur les buissons...
Lucien Follet
association riverains bords de Marne